On en voit sans arrêt sur le net, particulièrement sur les blogs, certains ont tendance à trouver ça assez crispant, tu l'as deviné, il s'agit des listes "j'aime/j'aime pas".
Et comme aujourd'hui je suis de mauvaise humeur (2) je vais me contenter de faire une liste : "J'aime pas ". Je te rassure c''est une liste non exhaustive.
- J'aime pas Luc Besson. J'ignore pourquoi mais j'ai remarqué que je détestais profondément Luc Besson à partir du moment où Nikita est devenu un film adulé. Il y avait déja eu Le grand bleu, avec sa monumentale finesse, que m'avaient forcé à regarder deux copains fumeurs de joint et une petite amie et devant lequel je m'étais endormi. Bon. Mais Le grand bleu, s'il m'avait plutôt laissé indifférent, venait aprés Subway que j'avais plutôt bien aimé. Et puis Le grand bleu, je peux comprendre que ce soit un film générationnel. Adulé. Cultisé (3). Je ne suis pas trés sensible à son argumentation. Je trouve sa symbolique assez lourde. Je trouve que la femme y est representé d'une façon désastreuse (4) et qu'il véhicule un ou deux clichés sur les nationalités un peu gonflants mais c'est parce que je suis grincheux.
Mais Nikita je dis non. C'est nul Nikita. C'est chiant. La violence n'y est même pas maîtrisée d'un façon intéressante. Il n'y a aucune prouesse, aucun interêt à faire un film comme Nikita. Merde. A chaque fois que je parle de Nikita je m'énerve et quand je cause de Leon c'est encore pire. Mais je sais pourquoi. quand j'entends parler de Nikita j'ai l'impression que Besson a essayé de faire du Tarentino comme un vilain copieur...et pourtant Pulp Fiction est sorti 3 ans aprés Nikita, c'est tout dire... quand en plus tu vois le gars Besson sur des plateaux télé t'expliquer niaiseusement qu'il essaie de montrer des petites fleurs éclore sur le fumier de la violence(5), j'en peux plus : je rends mon quatre heure.
- Je hais Frédéric Beigbeder. En tout cas en ce moment. Pas un plateau, pas une librairie où ne soit pas étalé son gros nez ridicule et sa mise en plis. Au début ca m'agaçait un peu. Puis beaucoup. Maintenant je fantasme d'écraser son gros nez d'un coup de poing vengeur. Et, non, je n'ai pas lu Frederic Beigbedder. Pas besoin(6). Il sent le médiocre sur-médiatisé à plein nez ce gars là. Frédéric si tu m'entends, plutôt que d'aller chez Ardisson, je t'offre un combat de catch contre une Taupe. Allez viens te secouer la permanente !
- Bigard, Gerra, et d'une façon plus générale un sacré tas de comiques dont ceux qu'on fout sur piédestaux. Bigard et Gerra y a pas besoin de te faire un dessin, c'est deux mecs pour qui le mot "grossiereté"(7) prend vraiment un paquet(8) de sens. Les comiques qu'on fout sur piédestaux et qu'aprés on peut plus toucher (9), c'est plus fort que moi, ça finit aussi par me rendre épileptique. Et du coup paf ! Je finis par ne plus les trouver drôles. Et des fois c'est dommage (10). Mais les comiques pas drôle, je me fatiguerai pas à les épingler davantage, les gars de ou-pas.net font ça bien mieux que moi (11).
C'est pas tout y en a plein d'autres. Mais je commence à fatiguer du poignet, et récemment, y à la môme Maïa qui m'a conseillé de faire gaffe de ce côté là. Elle a raison, ça peut toujours servir pour les mecs aigris comme moi (12).
(1) In les mémoires de Casanova dans le passage suivant, trop beau pour ne pas être cité dans sa (quasi) intégralité :
[ Toute la compagnie se lève de table . Une minute aprés on annonce le prince qui entre dans le même moment, et voila Mme Sagredo qui lui dit : - Casanova est sûr, mon cher prince, que vous ne connaissez pas vos armoiries.
A ces paroles, il s'avance vers moi en ricanant, m'appelle poltron, et m'applique un soufflet à main renversé qui me décoiffe et m'étonne. Je prend la porte à pas lent, prenant en passant mon chapeau et ma canne, et je descend l'escalier, entendant M.D.R. qui à haute voix ordonnait qu'on jetât le fou par la fenêtre.
Je sors de l'hôtel m'acheminant à l'esplanade pour l'attendre, mais le voyant sortir par la petite porte, j'enfile la rue sûr de le rencontrer. Je le vois, je lui cours au-devant et je commence à lui donner des coups faits pour le tuer dans un coin formé par deux murs d'où ne pouvant pas s'échapper, il ne lui restait autre ressource que celle de tirer son épée ; mais il n'y pensa jamais. Je ne l'ai laissé là que quand je l'ai vu tout en sang étendu par terre. La foule des spectateurs me fit haie, je l'ai passée, allant au café de Spilea pour précipiter ma salive amère avec une limonade sans sucre. En quatre ou cinq minutes je me suis vu entouré de tous les jeunes officiers de la garnison, qui ne faisant que me dire tous d'accord que j'aurais dû le tuer, commençaient à m'ennuyer ; car je l'avais traité de façon que s'il n'était pas mort ce n'était pas ma faute. Je l'aurais peut être tué s'il avait sorti son épée.]
(2) Uniquement en ce moment ? Noooooon tout le temps.
(3) Comme il disent.
(4) Faut vraiment que je développe ? Ben t'as deux alternatives, si je me souviens bien : d'abord la môme Arquette qui est d'une crucherie pas possible et qui passe son temps à se pâmer devant Jean Marc Barr, ensuite la mama italienne du gars Reno.
(5) Authentique. Ceci dit, à la même interview il avait marqué quelques points contre moi en expliquant que les types qui ne l'aimaient pas avaient le mépris trop facile (en substance). Faut te dire que le mépris c'est un peu le seul truc que je ne pardonne pas. C'est un peu le péché numéro un dans mes tables de lois si tu veux. Salaud de Besson, va, tu m'as fait douter de moi.
(6) Franchement, Windows on the world, merde, quoi. Et puis on parle quand même du mec qui a fait connaitre Lolita Pille. Hum.
(7) Et non pas "vulgarité", merci. Il ne sont pas "populaires" ils sont à gerber ces deux couillons. Et d'ailleurs ils sont populistes.
(8) Celui avec lequel Bigard bourre Bercy mouarf mouarf, t'as vu Jean-Marie, tu peux m'engager comme gagman.
(9) Par exemple Coluche.
(10) Par exemple pour Coluche qui a quand même écrit cette fabuleuse chanson qui pourrait être mon hymne : "Soit fainéant".
(11) D'ailleurs le professeur Rollin est un des rares comiques à me faire rire.
(12) Faut te faire un dessin au risque de passer pour un Bigard ? J'te donne un indice : les mecs aigris finissent souvent leur vie seuls.
Commentaires :


J'aime pas........
Beurk, pour Besson (je lui concède toutefois, le dernier combat, film muet à une parole près: 1983)
Beurk, pour Beigbedder (pas lu, pas vu, mais entendu)
Et enfin mes chouchous comiques sont encore morts (Francis Blanche, Pierre Dac, Pierre Desproges qui aurait préféré succomber à une maladie courte et rigolote)