Il y a des jours, parler avec des amis (1), c'est quasiment faire de la politique. Dans un certain contexte s'entend. Ruser pour les convaincre. Apaiser les tensions. Payer la bière. Faire des fausses factures. Se faire rembourser la bière (2).
Ressentir une sourde colère que tu ne peux diriger contre rien de spécifique mais qui te mine (3).
Et puis finalement prendre un verre avec un vieux pote qui t'explique à quel point sa vie va mal, à veau l'eau, combien il se sent piégé dans cette vie (4)
Et là, la politique, bon, elle fout le camp.
Les relations humaines, bon, c'est bien. Mais j'te jure, c'est épuisant (5) quand t'as pas trouvé le filtre pour les harmoniser.
Grosso modo ça doit bien faire une trentaine d'année que je travaille au sujet pour en arriver à une méfiance profonde et un aversion certaine envers la passion (6). Il y a d'autres moyens.
Faut m'excuser mais cette semaine je passe mon master en philosophie de comptoir, alors faut bien que je fasse mes exercices.
________________________________________________________________________________
(1) Discuter, oui, tu le comprendras je suis un polémiste avant tout. En tout cas j'ai un sens aigü de la contradiction. Une compulsion même. Un besoin de. Souvent. Je ne sais pas d'où il vient. Certainement de l'ego, tout vient de là.
(2) Continuer à aimer mes amis quand ils ne sont plus d'accord avec moi, je te jure, c'est un exploit pour moi (que je réussis constamment mais là n'est pas le problème).
(3) Tiens par exemple, là, ça fait une semaine que je rentre chez moi épuisé alors qu'objectivement y a pas de raison : j'en fous un minimum au boulot, je me couche pas tard, je bois peu, je me drogue pas etc.
(4) Et réaliser sans oser lui dire qu'effectivement il est piégé dans sa vie. Ou tout comme.
(5) De fait : tu dois bien le savoir.
(6) Disons la mienne en tout cas. Je ne parle évidemment que de celle qui est générée par le relationnel, donc amour ou amitié.

