Ecoutez le chant de la ville comme un choeur de sirènes,
Un imbécile à tenté de mettre le feu au soleil,
Un prédicateur à la télé hurle "venez tous à moi",
Je me sens comme Fay Wray face à face avec King Kong,
Mais maman veut faire toute la nuit la tournée des cabarets...
J'ai été au parlement, j'ai été à l'école,
J'ai été en prison et j'ai appris la règle d'or,
J'ai été au pénitencier, j'ai purgé ma peine entre ses murs sacrés,
Mais je ne sais qu'une chose c'est que la déprime serre le monde aux couilles...
J'ai été dans la toundra et dans les montagnes,
J'ai été à Paris faire ce que font les français,
J'ai été à Boston où les buildings sont si hauts,
Et partout ou l'on regarde la déprime serre le monde aux couilles...
Tu peux l'entendre dans les paroles du prédicateur,
Ou dans celle du joueur professionnel,
Le lire dans le dictionnaire des bonnes manières,
Ou dans les graffitis sur les murs des cabinets,
Partout où tu regardes la déprime serre le monde aux couilles...
Je me demande parfois ce que je suis,
J'ai l'impression de vivre dans un hologramme,
Ce qui est bien ou mal semble n'avoir plus d'importance,
Et chacun s'en met plein les poches et roule des mécaniques,
Mais maman veut faire toute la nuit la tournée des cabarets.
Samuel Delany in Triton, 1973/74.
Commentaires :


ben allez tiens entre insomniaques
opaline@hotmail.com. icq 127287947
des fois que t'aurais envie de t'etendre sur le traffic de petit pois ou tout autre sujet d'actualité brulant.