Le sacrifice de l'inutile (1)
Cette nuit j’ai rêvé que je péchais un mulet.
J’étais avec d’autres types dans une espèce de bâtiment désaffecté une sorte d’usine en béton et en ruine qui surplombait un fleuve ou une rivière boueuse et probablement polluée comme elles le sont toutes maintenant.
Sur le bord il y avait une fourmillière immense. J’ai même du débuter mon rêve en étant une de ses fourmis.
Ensuite un mec m’a dit en regardant la berge que parfois les fourmis réussissaient à pêcher un de ces mulets gigantesques et très puissants en l’attirant sur la berge. Les mulets en question avaient un nom bizarre quelque chose comme « mulet braquet ». Il a ajouté aussi que les frelons arrivaient à en capturer plus souvent parce qu’ils étaient plus forts. Mais que pour les humains c’était vraiment une prouesse que d’arriver à en sortir un. Que c’était pratiquement impossible. Curieusement alors que tout ce qu’il venait de me raconter me paraissait vraisemblable je me suis insurgé contre sa dernière affirmation. J’ai claironné que j’en avait déjà pêché qu’il était un dégonflé d’affirmer un chose pareille , que moi je ne baissais jamais les bras et j’ai exigé qu’on m’apporte une canne à pêche.
Le gars qui me parlait était un métis, probablement amérindien. Il m’a regardé avec un vague amusement teinté de mépris.
Quand j’ai jeté la ligne à l’eau très loin en dessous de moi, tous les types qui étaient présent s’étaient désinteressés de l’affaire…Ils buvaient ou fumaient des joints en parlant doucement. Personne ne faisait plus attention à moi.
Pourtant presque aussitôt j’ai senti une résistance au bout de la ligne. Et j’ai su que j’en avais chopé un.
Le combat entre moi et le mulet a été intense mais je savais que j’allais le ramener. En se débattant sa queue soulevait des gerbes d’eaux qui ont noyé la fourmillière. Le métis observait le combat sans vraiment être surpris et quand j’ai ramené le mulet braquet finalement mort, pour lui donner d’un air triomphal il m’a simplement dit : « tu viens de faire quelque chose de très beau » et j’ai réalisé à ce moment là qu’il avait les traits et la voix d’un ami très proche que je n’avais pas vu depuis quelques temps.
J’ai du me réveiller peu après avec un mal de tête intense et la gorge complètement sèche. Puis le téléphone a sonné aussitôt. J’étais hésiter à aller répondre mais j’ai finalement laissé le répondeur le faire pour moi. C’était une erreur et je me suis senti très triste. J’ai essayé de me rendormir encore un peu mais le téléphone a encore sonné deux fois : encore deux erreurs.
Puis je me suis levé. Toujours aussi incroyablement déprimé et plein de vide. Inexplicablement j’ai pensé a d’autres vieux amis. Je ne savais pas quoi faire. J’ai pris une douche et fumé quelques cigarettes.
Mais tout ça avait un goût dégueulasse.
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(1) Si par hasard tu tombes là dessus, et, avec la magie du net je ne doute pas que tu le fasses, dans quelques semaines ou dans dix ans, tu sauras que la dette est payée. Oui j'avais promis un livre qui raconterait TON histoire. Mais c'est un peu ça quand même et puis je n'ai plus le temps d'écrire un roman.
J’étais avec d’autres types dans une espèce de bâtiment désaffecté une sorte d’usine en béton et en ruine qui surplombait un fleuve ou une rivière boueuse et probablement polluée comme elles le sont toutes maintenant.
Sur le bord il y avait une fourmillière immense. J’ai même du débuter mon rêve en étant une de ses fourmis.
Ensuite un mec m’a dit en regardant la berge que parfois les fourmis réussissaient à pêcher un de ces mulets gigantesques et très puissants en l’attirant sur la berge. Les mulets en question avaient un nom bizarre quelque chose comme « mulet braquet ». Il a ajouté aussi que les frelons arrivaient à en capturer plus souvent parce qu’ils étaient plus forts. Mais que pour les humains c’était vraiment une prouesse que d’arriver à en sortir un. Que c’était pratiquement impossible. Curieusement alors que tout ce qu’il venait de me raconter me paraissait vraisemblable je me suis insurgé contre sa dernière affirmation. J’ai claironné que j’en avait déjà pêché qu’il était un dégonflé d’affirmer un chose pareille , que moi je ne baissais jamais les bras et j’ai exigé qu’on m’apporte une canne à pêche.
Le gars qui me parlait était un métis, probablement amérindien. Il m’a regardé avec un vague amusement teinté de mépris.
Quand j’ai jeté la ligne à l’eau très loin en dessous de moi, tous les types qui étaient présent s’étaient désinteressés de l’affaire…Ils buvaient ou fumaient des joints en parlant doucement. Personne ne faisait plus attention à moi.
Pourtant presque aussitôt j’ai senti une résistance au bout de la ligne. Et j’ai su que j’en avais chopé un.
Le combat entre moi et le mulet a été intense mais je savais que j’allais le ramener. En se débattant sa queue soulevait des gerbes d’eaux qui ont noyé la fourmillière. Le métis observait le combat sans vraiment être surpris et quand j’ai ramené le mulet braquet finalement mort, pour lui donner d’un air triomphal il m’a simplement dit : « tu viens de faire quelque chose de très beau » et j’ai réalisé à ce moment là qu’il avait les traits et la voix d’un ami très proche que je n’avais pas vu depuis quelques temps.
J’ai du me réveiller peu après avec un mal de tête intense et la gorge complètement sèche. Puis le téléphone a sonné aussitôt. J’étais hésiter à aller répondre mais j’ai finalement laissé le répondeur le faire pour moi. C’était une erreur et je me suis senti très triste. J’ai essayé de me rendormir encore un peu mais le téléphone a encore sonné deux fois : encore deux erreurs.
Puis je me suis levé. Toujours aussi incroyablement déprimé et plein de vide. Inexplicablement j’ai pensé a d’autres vieux amis. Je ne savais pas quoi faire. J’ai pris une douche et fumé quelques cigarettes.
Mais tout ça avait un goût dégueulasse.
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(1) Si par hasard tu tombes là dessus, et, avec la magie du net je ne doute pas que tu le fasses, dans quelques semaines ou dans dix ans, tu sauras que la dette est payée. Oui j'avais promis un livre qui raconterait TON histoire. Mais c'est un peu ça quand même et puis je n'ai plus le temps d'écrire un roman.

