Suis-je le faux cul que je fus ?
--> C'est bien pour faire plaisir à Solveig, tiens.
Et puis bon, j'suis comme ça moi, chaque fois qu'on me dis "pas cap" je fais une connerie. Bon. tu me vois bien emmerdé, je dois répondre au questionnaire de Sophie Calle et Grégoire Bouiller (1) et si je fais ça d'une façon faux cul j'ai l'air d'un couillon (2) alors que sinon j'ai l'air d'un mec premier degré (3)...allons y.
1) Quand êtes-vous déjà mort ?
Pourquoi est-ce que cette question m'agace : parce qu'elle est incomplète. C'est manifestement une question avec un potentiel intimiste, poétique, et symbolique. N'empèche que. Bon on me demande quand je suis mort. Je peux faire mon malin et répondre uniquement par une date qui n'engage que moi et qui ne vous intéressera pas plus que ça. C'est un peu de la branlette non ? d'un autre côté je peux aussi faire mon malin ou mon briseur de rêve et répondre que je ne suis pas ENCORE mort, merci. Bon. J'imagine qu'on s'y attend un peu.
La bonne question eut été : quand êtes vous mort et pourquoi. Mais celle là je n'y répondrai pas il fallait la poser correctement chère Sophie (4).
2) Qu'est-ce qui vous fait vous lever le matin ?
La routine j'imagine. Le besoin de se nourrir tout ça. Des fois aussi l'impatience de vivre.
3) Que sont devenus vos rêves d'enfants ?
J'en ai trahi quelques uns. Les autres attendent leur heure. Encore une question que je n'aime pas. Mais celle-ci c'est parce qu'elle fait mal. Et gratuitement avec ça. Et je suis persuadé qu'elle fait mal a 90% de la population tiens. J'appelle ça du "moi et pas vous na na nère".
4) Qu'est-ce qui vous distingue des autres ?
Rien. Je suis contre la distinction. Aprés si on parle de mon individualité et de mon caractère...Tiens ça me donne enfin l'occasion de parler au seul mysticisme auquel je consentirais à m'adonner : celui de l'inconscient collectif. Je suis un être humain, un autre humain, et à ce titre je partage mon humanité avec l'intégralité de l'humanité. En même temps une part de moi est sans doute suffisamment unique(5) (vu la multiplicité virtuellement infinie des facteurs qui la caractèrise) pour que je sois un individu..
Je suis un individu appartenant à ce que l'on nomme l'humanité. Tout me distingue des autres sans doute. Mais certainement rien non plus. La somme de mes ressemblances forme ma dissemblance. Voila que je commence à philosopher (6). Ca sent mauvais. Question suivante.
5) Vous manque-t-il quelque chose ?
Certainement, mais quoi ? Tiens je serai un personnage de Brett Easton Ellis je répondrais comme dans Less Than Zero : "Quelque chose à perdre" (7). Bon. Peut-être qu'il me manque quelque chose mais c'est pas grand chose.
6) Pensez-vous que tout le monde puisse être artiste ?
Oui. Définitivement.
7) D'ou venez-vous ?
Tiens une question metaphysique à potentiel poétique. Je viens de celui que je fus. Et toc.
8) Jugez-vous votre sort enviable ?
Oui. J'aimais beaucoup la réponse de Nacara qui avait ajouté "Et c'est pas pour autant que j'arrive à m'en contenter". Bon. A chaque fois que je râle j'essaie de remettre les choses dans leur perspective. Ca calme toujours.
9) A quoi avez-vous renoncé ?
A mon radicalisme. Quoi qu'il ressurgisse parfois. A trop de passion aussi.
10) Que faites-vous de votre argent ?
Je consomme.
J'en ai marre de l'argent, de le désirer et de voir des gens le désirer.
11) Quelle tâche ménagère vous rebute le plus ?
hmmmm. Je dirais quasiment toutes. Un petit plus pour la vaisselle.
12) Quels sont vos plaisirs favoris ?
Tout dépend de l'humeur, évidemment. Doivent revenir le plus souvent en haut de la liste :
Sexe. Activité créatrices ( musique, écriture, dessin ). Lecture. Amis (discuter avec).
13) Qu'aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
J'en sais rien, tiens.
14) Citez trois artistes vivants que vous detestez.
Question piège. Si je les déteste c'est irrationnel et je serais donc tenté de leur refuser le statut d'artiste qui me parait plus positif qu'autre chose et donc ils n'ont rien à foutre là. Bon. Soyons clément mais j'aurais quand meme préféré qu'on me demande ceux que je préfère alors bon en ce moment ( ça change souvent) je déteste particulièrement :
Luc Besson. Frédéric Beigbedder (ahhh écraser son gros nez) et euhhh Michel Sardou ( Fallait pas chanter que t'étais pour la peine de mort sale con).
15) Que défendez-vous ?
Un idéal de solidarité, d'égalité, de paix et d'harmonie. Enfin j'essaye. Je suis comme tout le monde y a des moments ou le cynisme me choucroute la tête.
16) Qu'êtes-vous capable de refuser ?
Les grosses compromissions.
17) Quelle est la partie de votre corps la plus fragile ?
Mon dos.
18) Qu'êtes-vous capable de faire par amour ?
Des compromis. J'ai appris à en faire.
19) Que vous reproche-t-on ?
De couper la parole aux gens. D'être un terroriste de la discussion.
20) A quoi vous sert l'art ?
Encore une question que je trouve un peu naze. Pédante. Pas naturelle. Enfin bon. A remplir mon réservoir esthétique, tiens.
21) Rédigez-votre épitaphe.
On y est tiens. Vive l'ego nous crie la mode. C'est des petits fantasmes ça, ça doit rester dans les têtes, quand c'est exhibé ca devient ridicule et puant (8). Et puis je refuse de mourir d'ailleurs.
22) Sous quelle forme aimeriez-vous revenir ?
La même, avec les acquis de l'ancienne (9).
__________________________________________________________________________________
(1) A force de faire le malin ça devait finir par arriver tiens.
(2) Ou tout du moins d'un mec qui assume ses contradictions, tiens, on va dire ça.
(3) Je suis premier degré mais je ne veux pas que maman le sache elle me croit pianiste dans un bordel.
(4) Comment ça je suis rancunier et ça se voit ?
(5) Et : non je ne parle pas de l'âme.
(6) De comptoir, oui.
(7) Tu permets que je pontifie ? Cette question ça doit faire dix ans que j'attends qu'on me la pose.
(8) Même au second degré. Surtout au second degré.
(9) Sauf les signes exterieurs de vieillesse.
1) Quand êtes-vous déjà mort ?
Pourquoi est-ce que cette question m'agace : parce qu'elle est incomplète. C'est manifestement une question avec un potentiel intimiste, poétique, et symbolique. N'empèche que. Bon on me demande quand je suis mort. Je peux faire mon malin et répondre uniquement par une date qui n'engage que moi et qui ne vous intéressera pas plus que ça. C'est un peu de la branlette non ? d'un autre côté je peux aussi faire mon malin ou mon briseur de rêve et répondre que je ne suis pas ENCORE mort, merci. Bon. J'imagine qu'on s'y attend un peu.
La bonne question eut été : quand êtes vous mort et pourquoi. Mais celle là je n'y répondrai pas il fallait la poser correctement chère Sophie (4).
2) Qu'est-ce qui vous fait vous lever le matin ?
La routine j'imagine. Le besoin de se nourrir tout ça. Des fois aussi l'impatience de vivre.
3) Que sont devenus vos rêves d'enfants ?
J'en ai trahi quelques uns. Les autres attendent leur heure. Encore une question que je n'aime pas. Mais celle-ci c'est parce qu'elle fait mal. Et gratuitement avec ça. Et je suis persuadé qu'elle fait mal a 90% de la population tiens. J'appelle ça du "moi et pas vous na na nère".
4) Qu'est-ce qui vous distingue des autres ?
Rien. Je suis contre la distinction. Aprés si on parle de mon individualité et de mon caractère...Tiens ça me donne enfin l'occasion de parler au seul mysticisme auquel je consentirais à m'adonner : celui de l'inconscient collectif. Je suis un être humain, un autre humain, et à ce titre je partage mon humanité avec l'intégralité de l'humanité. En même temps une part de moi est sans doute suffisamment unique(5) (vu la multiplicité virtuellement infinie des facteurs qui la caractèrise) pour que je sois un individu..
Je suis un individu appartenant à ce que l'on nomme l'humanité. Tout me distingue des autres sans doute. Mais certainement rien non plus. La somme de mes ressemblances forme ma dissemblance. Voila que je commence à philosopher (6). Ca sent mauvais. Question suivante.
5) Vous manque-t-il quelque chose ?
Certainement, mais quoi ? Tiens je serai un personnage de Brett Easton Ellis je répondrais comme dans Less Than Zero : "Quelque chose à perdre" (7). Bon. Peut-être qu'il me manque quelque chose mais c'est pas grand chose.
6) Pensez-vous que tout le monde puisse être artiste ?
Oui. Définitivement.
7) D'ou venez-vous ?
Tiens une question metaphysique à potentiel poétique. Je viens de celui que je fus. Et toc.
8) Jugez-vous votre sort enviable ?
Oui. J'aimais beaucoup la réponse de Nacara qui avait ajouté "Et c'est pas pour autant que j'arrive à m'en contenter". Bon. A chaque fois que je râle j'essaie de remettre les choses dans leur perspective. Ca calme toujours.
9) A quoi avez-vous renoncé ?
A mon radicalisme. Quoi qu'il ressurgisse parfois. A trop de passion aussi.
10) Que faites-vous de votre argent ?
Je consomme.
J'en ai marre de l'argent, de le désirer et de voir des gens le désirer.
11) Quelle tâche ménagère vous rebute le plus ?
hmmmm. Je dirais quasiment toutes. Un petit plus pour la vaisselle.
12) Quels sont vos plaisirs favoris ?
Tout dépend de l'humeur, évidemment. Doivent revenir le plus souvent en haut de la liste :
Sexe. Activité créatrices ( musique, écriture, dessin ). Lecture. Amis (discuter avec).
13) Qu'aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
J'en sais rien, tiens.
14) Citez trois artistes vivants que vous detestez.
Question piège. Si je les déteste c'est irrationnel et je serais donc tenté de leur refuser le statut d'artiste qui me parait plus positif qu'autre chose et donc ils n'ont rien à foutre là. Bon. Soyons clément mais j'aurais quand meme préféré qu'on me demande ceux que je préfère alors bon en ce moment ( ça change souvent) je déteste particulièrement :
Luc Besson. Frédéric Beigbedder (ahhh écraser son gros nez) et euhhh Michel Sardou ( Fallait pas chanter que t'étais pour la peine de mort sale con).
15) Que défendez-vous ?
Un idéal de solidarité, d'égalité, de paix et d'harmonie. Enfin j'essaye. Je suis comme tout le monde y a des moments ou le cynisme me choucroute la tête.
16) Qu'êtes-vous capable de refuser ?
Les grosses compromissions.
17) Quelle est la partie de votre corps la plus fragile ?
Mon dos.
18) Qu'êtes-vous capable de faire par amour ?
Des compromis. J'ai appris à en faire.
19) Que vous reproche-t-on ?
De couper la parole aux gens. D'être un terroriste de la discussion.
20) A quoi vous sert l'art ?
Encore une question que je trouve un peu naze. Pédante. Pas naturelle. Enfin bon. A remplir mon réservoir esthétique, tiens.
21) Rédigez-votre épitaphe.
On y est tiens. Vive l'ego nous crie la mode. C'est des petits fantasmes ça, ça doit rester dans les têtes, quand c'est exhibé ca devient ridicule et puant (8). Et puis je refuse de mourir d'ailleurs.
22) Sous quelle forme aimeriez-vous revenir ?
La même, avec les acquis de l'ancienne (9).
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(1) A force de faire le malin ça devait finir par arriver tiens.
(2) Ou tout du moins d'un mec qui assume ses contradictions, tiens, on va dire ça.
(3) Je suis premier degré mais je ne veux pas que maman le sache elle me croit pianiste dans un bordel.
(4) Comment ça je suis rancunier et ça se voit ?
(5) Et : non je ne parle pas de l'âme.
(6) De comptoir, oui.
(7) Tu permets que je pontifie ? Cette question ça doit faire dix ans que j'attends qu'on me la pose.
(8) Même au second degré. Surtout au second degré.
(9) Sauf les signes exterieurs de vieillesse.
Commentaires :
Re: Re: Tiens ...
oh vous savez moi, à part les Tibout, je connais pas grand monde hein ... essayez peut être 7 jets de sels du haut d'une échelle, en dessous de laquelle passera un chat noir ?


Tiens ...
Quelques "tiens" vaudraient ils mieux que quelques "tu l'auras" ? Si j'en crois votre article, il semblerait bien qu'oui.